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Depuis mardi, les jeunes sont encadrés par les animateurs Nasser Marouf et Mina ainsi que deux gendarmes, membres de la Brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) de Mulhouse. Pour la partie « cinéma », le centre culturel a fait appel à une équipe de professionnels, composée d'un metteur en scène et d’un technicien. Les animateurs et les jeunes ont décidé, en accord avec le thème « Je… et nous » d’axer leur projet autour des méfaits du cannabis. Le sujet est d’actualité et concerne tout particulièrement les classes d’âge du collège, puisque les statistiques récemment publiées (lire « L’Alsace » de mercredi) révèlent qu’environ un adolescent de 17 ans sur deux a déjà consommé du cannabis.Un des deux gendarmes présents, Éric Hilsz, explique les raisons de leur présence sur les lieux du tournage : « Nous sommes là pour apporter des informations aux jeunes sur les dangers du cannabis, ainsi que des réponses aux questions qu’ils se posent sur la loi. On est aussi là pour voir comment utiliser le film car il deviendra, à terme, un support destiné à la prévention dans les établissements scolaires. Le film est un bon outil de sensibilisation auprès des collégiens. On renouvelle aussi l’approche du gendarme en les accompagnants ». L’objet du tournage de mercredi après-midi était de mettre en évidence les inquiétudes quant aux méfaits du cannabis. D’une part, face à un fumeur de cannabis repentant, joué par Oualid. Celui-ci avait bien appris son texte pour raconter le parcours d’un ancien drogué.
« On leur apprend la rigueur »
Puis, deux jeunes, traumatisés par la mort (fictive) d’un enfant renversé par un fumeur de cannabis, consultent un toxicologue. Le médecin, joué par Alexandre, parle des risques de la consommation de drogue.Le metteur en scène, Jean- Louis Racoillet, engagé par le centre culturel pour la réalisation du film, insiste sur les ingrédients pour mener à bien ce projet. « C’est avant tout une découverte pour les enfants, qui ont besoin de se défouler pendant les vacances. Mais nous sommes cependant un peu pressés par le temps, puisque le tournage se fait sur huit jours. D’autant plus que le film doit faire huit minutes alors il faut aller à l’essentiel avec les jeunes. On leur apprend la rigueur et les méthodes pour bien travailler. C’est un peu difficile, parfois, d’obtenir la concentration de tous et il faut de la patience. On en profite le matin quand ils sont le plus motivés ! » Le tournage continue, dans les locaux du centre culturel ou en plein air, jusqu’à la fin de la semaine. Souhaitons-leur de gagner à Paris en octobre.© L'alsace, Jeudi le 12 juillet 2007. Sophie Constanzer
Presse Journal Alsace du 12 juillet 2007Prévention Un tournage sur le thème du cannabis au centre culturel de Cernay
Dans le cadre d’un festival national de cinéma consacré aux centres culturels, l’Agora de Cernay a invité les jeunes à s’investir dans un projet pédagogique. Les adolescents ont choisi de porter un regard sur le cannabis.
Pour la quatrième année, le centre culturel Agora, au cœur du quartier Bel Air à Cernay, participe à une aventure cinématographique. Seize collégiens de Cernay, entre 11 et 16 ans, se sont inscrits auprès du centre pour participer au tournage d’un film. Un court métrage réalisé dans le cadre du festival « Regards des jeunes sur la cité ». Cet événement existe depuis dix-huit ans et se déroule à Paris du 29 au 31 octobre 2007. Il met en compétition les films réalisés par des jeunes de centres culturels, venus de toutes les régions françaises.
« Le film est un bon outil de sensibilisation »
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